L’ennemi #1 des coureurs : la périostite
L’ennemi #1 des coureurs: la périostite
La course à pied est un sport extraordinaire : simple, accessible et incroyablement bénéfique. Sa progression est flexible, car une foule de paramètres peuvent être modulés — longueur de foulée, cadence, intensité, durée, dénivelé… bref, un terrain de jeu parfait pour évoluer à son rythme.
Mais tôt ou tard, la majorité des coureurs rencontreront un obstacle redouté : le syndrome de stress tibial médial (SSTM), mieux connu sous le nom de périostite.
Qu’est-ce que la périostite?
Elle débute souvent par une sensibilité diffuse sur la face interne du tibia, sur quelques centimètres. Si rien n’est fait, cette douleur peut progresser sur toute la longueur du tibia et, en cas de poursuite de l’entraînement, évoluer vers une fracture de stress.
En résumé :
➡️ Trop de stress mécanique appliqué trop rapidement sur le tibia
➡️ Inflammation du périoste
➡️ Douleur à la mise en charge, parfois même au repos dans les cas avancés
Mais bonne nouvelle : la plupart des causes sont évitables. Voici comment réduire vos risques… et soulager les symptômes si la douleur apparaît.
1. Progresser intelligemment 🏃♂️
Même si la course semble simple, elle impose des contraintes importantes au corps. Une progression trop rapide est LAcause la plus fréquente de périostite.
Quelques principes gagnants :
Commencez avec des distances courtes et une intensité modérée.
N’augmentez pas plus de 10 à 15 % par semaine.
Essayez la méthode 1 minute course / 1 minute marche × 10 lors de vos débuts : c’est doux et très bien toléré.
Surveillez surtout votre tolérance d’une séance à l’autre.
2. Choisir la bonne chaussure de course 👟
Votre patron de course est unique — donc votre chaussure devrait l’être aussi.
Un soulier :
trop usé,
trop rigide,
trop minimaliste,
ou simplement mal adapté à votre posture,
… peut augmenter la demande musculaire, diminuer l’absorption des chocs et mener à une surcharge rapide.
N’hésitez pas à consulter un chiropraticien pour une analyse de course et une recommandation personnalisée. Ce petit investissement peut vous éviter plusieurs semaines d’arrêt!
3. Renforcer et mobiliser les muscles de la jambe
La course implique une symphonie musculaire! Mais lorsque certains joueurs travaillent trop ou pas assez, les blessures apparaissent.
Les coupables fréquents :
mollets raides ou faibles,
tibial postérieur insuffisamment fort,
abducteurs de la hanche peu recrutés (le fameux moyen fessier).
Un programme simple de renforcement et de mobilité fait une énorme différence. Quelques semaines suffisent souvent à réduire la douleur et améliorer l’efficacité de votre foulée.
4. Optimiser les facteurs individuels 🌙
On l’oublie souvent, mais la récupération est un pilier essentiel.
Une périostite peut être favorisée par :
un manque de sommeil,
une alimentation insuffisante,
un stress élevé,
une hydratation inadéquate.
Réfléchir à ces aspects — et les améliorer graduellement — aide votre corps à se réparer plus efficacement.
🛑 Que faire si la douleur apparaît?
Réduire temporairement l’intensité
Diminuez la durée, la vitesse ou le dénivelé.Éviter l’arrêt complet prolongé
La sédentarité ralentit la guérison. On vise plutôt une réduction, pas un arrêt absolu.Reprendre progressivement
Quand la douleur baisse, recommencez avec des intervalles légers.Consulter si la douleur persiste
Chiropraticiens, physiothérapeutes et podiatres peuvent vous guider avec précision.
La majorité des périostites se résolvent très bien avec les bonnes stratégies.
Le traitement Shockwave pour les périostites
La thérapie par ondes de choc extracorporelles (Shockwave) est une modalité de traitement non invasive reconnue pour traiter les douleurs musculo-squelettiques liées à la course à pied. Elle agit en envoyant des ondes acoustiques ciblées dans les tissus atteints afin de stimuler la néovascularisation, d’augmenter l’activité cellulaire et d’accélérer les processus naturels de guérison. Les données scientifiques montrent un taux d’amélioration de 70 à 85 % pour les blessures de surcharge chez les coureurs, incluant les douleurs tibiales. En général, 3 à 6 traitements sont nécessaires, espacés d’environ une semaine, selon la chronicité et la sévérité de la condition. Cette technologie favorise la régénération des tissus, diminue l’inflammation locale et module la perception de la douleur, permettant un retour progressif à l’entraînement sans médication ni injections.
Bonne course 🎉
La route est pleine de défis, mais aussi de petites victoires. Continuez de bouger, de progresser, et de prendre soin de vous. Qui sait… on se croisera peut-être sur les sentiers! 🏃♂️💙